Tuberculose (TB)

Un tiers de la poplulation mondiale est infecté par le bacille de Koch, l’agent pathogène responsable de la tuberculose (TB). En 2009, on a recensé 9,4 millions de nouveaux cas de TB dans le monde entier, 80% desquels étaient prévalents dans 22 pays. En dépit du fait que les services de diagnostic et de traitement de la TB soient intégrés aux soins de santé primaires dans la plupart des pays, le nombre de décès dus à la TB reste élevé —1.7 million en 2009.1

Sur les 15 pays où l’incidence de la TB est la plus élevée, 14 se trouvent en Afrique. Ceci est largement dû au VIH —40% à 50% des porteurs de VIH développeront la tuberculose au cours de leur vie. En fait, 21% des décès liés au VIH sur les 1.8 million qui ont été estimés en 2009 étaient dus à la TB.2

Ce que fait Jhpiego

Jhpiego, une organisation de santé internationale affiliée à l'Université John Hopkins, est reconnue comme étant un leader mondial dans le renforcement des systèmes de santé dans les milieux aux ressources limitées. Au moyen d’approches novatrices, Jhpiego met en application le fruit de ses recherches afin d’améliorer la santé des femmes et des familles dans les domaines techniques que sont la santé maternelle et néonatale, la planification familiale et la santé reproductive et la prévention et le traitement du VIH/SIDA et d’autres maladies infectieuses. Dans le cadre de ses efforts de prévention et de traitement des maladies infectieuses, Jhpiego concentre ses efforts sur l’éradication de la TB dans le monde.

La TB est la principale cause de décès chez les porteurs du VIH. Les individus qui sont séropositifs au VIH présentent un risque de 10% par an de développer la TB par rapport à un risque à vie de 10 % pour ceux qui sont séronégatifs. Jhpiego s’est engagée à intégrer la TB dans tous ses programmes sur le VIH afin d’améliorer la vie des femmes et de leurs familles par le biais de la prévention, des soins et du traitement de la TB. En tant que partenaire clé de la mise en œuvre du plan d'Urgence du Président américain pour la lutte contre le SIDA(PEPFAR),3Jhpiego collabore avec les ministères de la santé, les programmes nationaux sur la TB & le VIH, les établissements d’enseignement et les organisations non-gouvernementales pour mettre en œuvre les initiatives en matière de TB & VIH. En 2008, Jhpiego a également rejoint le partenariat Stop TB (“Halte à la tuberculose”), dont le but est d’éliminer la TB en tant que problème de santé publique.

Objectifs mondiaux

Objectif 6 du millénaire pour le développement

Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies :

  • Cible 6c : Arrêter et commencer à inverser la progression du paludisme et d’autres maladies graves :
  • Indicateur 6.9 : Incidence et prévalence de la tuberculose et taux de mortalité dû à cette maladie
  • Indicateur 6.10 : Proportion de cas de tuberculose détectés et traités dans le cadre d’une intervention directe à court terme et sous observation (DOTS)

Objectifs du partenariat Halte à la Tuberculose

  • Taux de détection des cas d’au moins 70%
  • Taux de réussite des traitements d’au moins 85%
  • En 2015 : Le fardeau mondial de la TB sera réduit de 50% par rapport aux niveaux de 1990.
  • En 2050 : L’incidence mondiale de la TB active sera de moins d’un cas par million d’individus par an.

Faits saillants

Les faits saillants ci-dessous mettent en évidence l’expérience de Jhpiego dans la mise en œuvre des projets de TB dans les pays sélectionnés.

Kenya

  • La grossesse accroît le risque de développer la TB et la TB durant la grossesse peut avoir des effets néfastes sur la santé de la mère et du fœtus. En tant que partenaire principal du projet oriental du Programme intégré d'assistance dans les domaines du sida, de la population et de la santé (APHIA II) financé par l’USAID, Jhpiego a intégré le dépistage de la TB et l’aiguillage dans sa documentation de formation axée sur les soins prénataux.
  • Jhpiego soutient les actions revendicatrices, la communication et la mobilisation sociale en formant les prestataires et les communautés sur la prévention, le diagnostic et le contrôle de la TB. Par exemple, Jhpiego apporte son soutien aux prestations de services effectuées au sein des prisons en formant des collègues afin de contribuer au traitement , en sensibilisant le personnel pénitentiaire ainsi que les détenus, en augmentant la capacité de laboratoire, en fournissant un soutien clinique et en intégrant les services de TB & de VIH.

Mozambique

  • Grâce à un financement du CDC, Jhpiego fournit une assistance technique au Ministère de la Santé afin d’élaborer un plan quinquennal sur le contrôle de l’infection tuberculeuse, incluant la préparation d’un plan d’action prioritaire sur deux ans.
  • Jhpiego soutient également le Ministère de la Santé dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une documentation de formation nationale sur le contrôle de l’infection et aidera la Ministère de la Santé à former les prestataires de santé.

Afrique du Sud

  • En Afrique du Sud, Jhpiego œuvre actuellement à renforcer la capacité des partenaires locaux afin que ces derniers fournissent des programmes intégrés, de haute qualité, de bien-être au travail en milieu de travail, incluant le conseil et dépistage du VIH ainsi que le dépistage de la TB.
  • Jhpiego fournit une assistance technique aux écoles d’infirmières afin de garantir que les nouveaux diplômés seront en mesure de fournir des services de TB & VIH intégrés et de haute qualité.

Zambie

  • Jhpiego a élaboré une documentation de formation au travail basée sur les compétences pour le diagnostic et la gestion des infections opportunistes, incluant la TB.
  • Afin d’améliorer la qualité des services, Jhpiego travaille avec la Force Zambienne de la Défense pour établir une approche d’amélioration de la performance et de la gestion de la prévention, des soins et traitement de la TB & du HIV basée sur les normes.
1Organisation Mondiale de la Santé. 2010. Contrôle Mondial de la Tuberculose : Rapport de l’OMS2010: Organisation Mondiale de la Santé, Genève.
2 UNAIDS. 2010. Rapport Global : Rapport de l’UNAIDS sur l’épidémie mondiale de Sida.Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA.
3Grâce au financement et à la collaboration avec les principaux organismes de santé internationaux , tels que l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC), Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (GFATM), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (UNAIDS) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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